• LE BLURAY VA-T-IL REMPLACER LE DVD ?

     

    Le Blu-ray va bien nous dit-on ; avec des ventes en hausse de 20% par rapport à l'an dernier, ce support pourrait perdurer sur les oooh allez 5 prochaines années du moins avant d'être détrôner lui aussi, par un autre produit marketing plus petit, plus rapide, plus performant. C'est çà le XXIe siècle : tout s'achète, se jette et se rachète et c'est comme çà qu'on fait tourner l'économie. Les premiers prototypes virent le jour à l'automne 2000, ce support de 12cm de diamètre et de 20gr possède les spécificités qu'un DVD n'a pas ; une possibilité de connection internet, une base de données informatique sur le film, pouvoir discuter online avec ses amis en sur-impression du film... le même schéma économico-culturel se répête depuis ses 30 dernières années, aussi bien en terme de cinéma qu'en terme de musique : le dvd a remplacé la cassette vidéo et le disque laser a remplacé le vinyle (en tout cas dans le grand commerce, je ne parle pas des magasins spécialisées de collection, des brocantes...)

    Dans un article du magazine Epok de février 2004, Jean-Marc Bel ancien directeur général d'EMI évoque la crise du disque (déjà en 2004 !) ; « à l'exception des quelques disques qui dépassent le million d'exemplaires, le CD n'appartient pas au domaine de la grande consommation... Les labels sont contents lorsqu'ils vendent 30 000 copies en France... Le DVD est un nouveau support de diffusion sonore qui comme internet, pourra soutenir le financement de la filiation musicale, le DVD musical étant un nouveau apport financier pour les maisons de disques. » il avoue par ailleurs que « le DVD est un clair concurrent au CD » donc on peut transposer cela aujourd'hui à d'autres supports qui nous intéressent, et si en 2004 l'outil informatique et de téléphonie mobile supplantaient déjà leurs ainés sur bien des points, ce ne fut que les balbutiements.

    Alors, le DVD survivra-t-il au Bluray ? Clairement non !

     

    Franck Schweitzer

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    zzzz-hologram_3

     

    L'ère du tactile : entre virtuel et réel

    On nous annonce que la rentrée informatique 2013/2014 sera tactile. Dernièrement, Au salon professionnel MEDPI à Monaco les fabricants de pc présentaient les nouveautés en matière d'écrans tactiles et autres tablettes. Evidemment la crise économique et la concurrence freinent sérieusement le marché. Il est possible de s'équiper en tactile à partir de 450€, face aux deux problèmes majeurs que j'ai cité, le tactile va se démocratiser plus rapidement que prévu en proposant une gamme de prix avantageux pour tout les professionnels du grand public et plus seulement à une clientèle professionnelle haut de gamme. L'ergonomie de ces nouveaux produits pourra s'adapter à un bureau ou sera disponible sous forme de tablette.

     

    Grâce à cette nouvelle ère de technologie, on en vient à toucher du réel, le monde tel qu'il pourrait être, du bout des doigts. L'homme deviendrait-il son propre avatar dans cette virtu-réalité si cette démocratisation du tactile contrebalançe la promotion d'une réalité concrète et assumée ? Il y a 20 ans le cinéma connu la 3D, interrogé sur le sujet, le réalisateur James Cameron déclarait à ce propos « la 3d est l'objectif de créer le sentiment que la réalité est là et qu'elle autorise les spectateurs à croire ce qu'ils voient » ; d'autres au contraire voient en la 3d un gadget dénué d'émotions, détruisant ce que devrait être le génie créatif.

     

    Ce XXIe siècle propose de créer son propre avatar afin de devenir (e)-mmortel ; outre l'armée américaine qui travaille sur l'énigmatique projet du nom d'ASSIST en vue de créer une (e)-mémoire totale, la numérisation de la vie fait peur car on en vient non plus à créer des monstres mais à en devenir un nous-même ; néanmoins l'on observe bon nombres de parents concevoir une page facebook pour leur enfant de 3 mois tel un album photo mais en beaucoup plus développé que ceux que nous connaissâmes (anecdotes, gifs, liens vidéos...). Fanny Camus-Tournier consultante-stratégie chez Nurun parle d'« infobésité », il convient de conserver ad vitam le plus de données possibles pour ainsi donner au futures générations une mémoire sans faille.

     

    Tout au début de ces nouvelles technologies, on savait qu'envoyer un email était un moyen efficace et rapide où on ne s'ennuyait plus à déchiffrer l'écriture de son correspondant, et il permettait d'économiser timbre, enveloppe et délai postal. Aujourd'hui, avec le tout-numérisé, par souci d'éco-citoyenneté, la banque vous envoie vos relevés mensuels via le filbanque, votre centre des impôts vous pousse à la télé-déclaration quand ce n'est pas le logo crypté par smartphone, même le médical s'y met en proposant à ses patients le DMP, sorte de carnet de santé nouvelle génération, gratuit, perso et muni d'un mot de passe.

     

    Grâce à twitter, facebook... le looser au physique disgracieux peut s'affirmer sans complexes et avoir pleins d'amis de par le monde, il réussit virtuellement là où il échoue dans le réel. C'est pourtant un leurre béant et le retour aux choses concrètes est très dur et toujours décevant et certains geeks s'y perdent. Dans son ouvrage « total recall » Gordon Bell promet que d'ici 2020 pour moins de 100€ il sera possible de s'offrir plus de 200 téra-octets de mémoire visuelle, pour faire par exemple se rencontrer nos arrière-petits-enfants avec notre avatar, notre autre-soi et donner ainsi une interactivité digne des plus grands films de science-fiction, quand la réalité la dépasse...

    Franck Schweitzer.

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  • QUO

     

    QUO feu-magazine de conso
     

    Voilà ce qu'on pouvait lire dans un encart du journal Libération à l'automne 1996 : « Deux semaines après le lancement de Top Famille, le groupe Hachette Filipacchi Presse a présenté hier le premier numéro de QUO, magazine «mode d'emploi» grand public, qui sera dans les kiosques le 17 octobre. Il vise, selon l'éditeur, à fournir des conseils pratiques sur tous les aspects de la vie quotidienne. Pour son lancement, QUO, directement inspiré du magazine espagnol du même nom, a été tiré à 400.000 exemplaires et Hachette Filipacchi a garanti aux annonceurs une diffusion d'au moins 170. 000 exemplaires. Copieux (132 pages), avec un dos carré et maquette élégante, le nouveau mensuel propose, dans sa première livraison, des articles variés: sur les règles à observer pour l'automédication, sur les tactiques pour arracher une augmentation de salaire, ou sur les cafés fréquentés par les philosophes... L'équipe rédactionnelle, qui est composée de douze personnes, est dirigée par Thierry Dussard, ancien collaborateur du Point et de Capital ».

     

    De mémoire, ce magazine proposait tout un tas d'analyses, de dossiers et de sondages complètement loufoques mais néanmoins très fournis et intéressants, la cerise sur le gâteau fut les couvertures et les photos accompagnant les dossiers / sujets souvent empruntés d'un esthétisme hautement soigné dont les montages  étaient autant imaginatifs que provocateurs. QUO a stoppé sa publication vers le tout début des années 2000 en France en tout cas, car lors de mon séjour à Barcelone en été 2009, je l'ai retrouvé dans les kiosques (en langue catalane bien évidemment) et après avoir demandé, on m'a dit qu'il paraissait régulièrement et qu'il avait beaucoup de succès auprès de ses lecteurs et du grand public ; preuve en est que chez nous ce mag pourrait faire un retour-choc avec le même succès dans les kiosques et les bureaux de presse.

     

    Franck Schweitzer

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    symbole-de-l&-39

    de la banque et de la santé : LE PIEGE !

    Je voudrais soulever un lièvre, parler d'un sujet que tout le monde connaît mais dont on ne parle pas vraiment sauf lorsque çà nous concerne directement : Le questionnaire de santé que votre conseiller bancaire vous remet lors d'un transfert de comptes ou une autorisation de découvert ou quoique ce soit d'autre d'ailleurs. Les banques se protègent du mieux qu'elles le peuvent et demandent le maximum de garantie en échange d'un emprunt ou d'une demande de crédit, pour être sûr que vous allez pouvoir les rembourser intégralement si possible avant de mourir, une fois que vous validez ce questionnaire, vous êtes fichus et fichés à vie, les banques feront la fine bouche pour vous accorder quoique ce soit ! C'est effarant de voir à quel point les questions sont intimes, personnelles, à la limite de la confidentialité élémentaire qu'un patient a pour son généraliste. « Le médecin conseil » de la banque que vous ne verrez jamais, existe-il seulement ? Qui se cache derrière l'adresse postale service médical tarification, rue J.Méline à LAVAL Cedex 9 ? Une poste restante ? Un entrepôt ? L'on me demande de faire preuve de transparence dans ce questionnaire-policier mais à l'inverse, vers qui je me retourne en cas de désaccord ou de questions via mon dossier, vu que mon conseiller bancaire n'est qu'un intermédiaire ? J'ai fais une petite recherche sur google maps avec cette adresse et çà confirme bien mes suspiscions, c'est une espèce de ZAC à la sortie d'un boulevard quelquonque perdu au fond du pays de La Loire, d'un zoom de la souris je ne peux pas aller plus près de ce qui est visible à l'oeil (voir le scan ci-dessous) et ne peux « rentrer » virtuellement dans la dite rue mais rien qu'avec la vue du ciel, on voit bien qu'il y a un ensemble de bâtiments lambda sans enseignes particulières, parkings, etc.

     

    medical

     

    Des quelques 70 à 80 questions du formulaire A4 recto-verso, j'en ai retenu quelques-unes et fait une synthèse, en gros, une première partie l'on vous pose une série de questions détaillées un peu à tire-larigot dans un méandre déontologique incroyable et sans lien ni retenue aucuns. En gros je suis un numéro sans conscience qui doit obéir et tout accepter, voyez plutôt :

     

    Cochez OUI ou NON si vous souffrez d'une affection ou symptôme suivant

    - une affection longue durée prise à 100% par la sécurité sociale

    - une atteinte psychique

    - une maladie de l'appareil respiratoire, digestif, des os

    - une maladie du sang, du coeur, de l'appareil urinaire, génital, de la peau, du dos

     

    Dans le même temps, avez-vous consulté, été soigné ou bénéficié d'un bilan

    en service de médecine, de chirurgie, de cardiologie, de pneumologie, rhumatologie, cancérologie...

     

    Au verso c'est pas mieux, les questions sont stupidement logiques, hyper-personnelles ou parfois mêmes tendencieuses, quoique vous répondrez vous êtes piégé :

     

    - suivez-vous un traitement prescrit médicalement ? Depuis quand ? Nom des médicaments ?

    - avez-vous consulté un médecin au cours de ces 5 dernières années ? Quand ? Pourquoi ?

    - vous a-t-on fait au cours de ces 5 dernières années une analyse de sang ? Un électrocardiogramme ? Quand ? Pourquoi ? Résultats ?

    - pour les femmes, êtes-vous enceinte ? Complications ? Nature des complications ? Aide à la procréation ? Nombre de tentatives ? Dates ? Avez-vous effectué une mamographie ? Date ? Résultats ? Précisez la classification ACR

     

    J'ai conservé le meilleur pour la fin :

    - consommation quotidienne de boissons alcoolisées, nb de verres par repas ? En dehors des repas ?

    - tabagisme actif ? Année de début ? Unités par jour ?

    - faites-vous usage de drogues ? Lesquels ? Jusqu'à quand ?

     

    ...Et le pompon, comble du cynisme

    - avez-vous déjà fait l'objet d'un refus lors de l'adhésion à un contrat d'assurance comportant des formalités médicales ? Quand ? Pour quel motif ?

     

    Alors, réfléchissez plutôt deux fois qu'une avant de remplir ce type de document, ne vous laissez jamais tromper par une attitude sympathique, un mot gentil ou un sourire. N'oublions jamais que la banque a autant besoin de nous que nous avons besoin d'eux, dans un système capitaliste, républicain, libéral et démocrate j'entends. Chacun y voit son intérêt, n'oublions jamais cela, toutes ces questions doivent être posées en notre fort intérieur et personne ne pourra jamais vous contraindre à signer un document sans l'avoir lu auparavant, parce qu'une fois signé c'est signé, faire machine arrière est souvent compliqué et très long, d'après la célèbre maxime « les paroles s'envolent, les écrits restent ». D'autant plus qu'en tout petit en bas du document dont j'ai fais « l'éloge » ci-dessus, est noté que conformément à l'art. L113,8 du Code des Assurances, toute fausse déclaration intentionnelle de ma part entraînerait la nullité de l'assurance. Autrement dit, aucune mesure de sanction, aucune pénalité ni aucune responsabilité civile ou pénale engagée. A aucun endroit il n'est écrit que le « médecin-conseil » se réserve le droit de vérifier la véracité des renseignements fournis auprès de la CPAM, du médecin de famille ou d'un spécialiste. Je suis en droit de me demander en tant que client honnête et averti, si j'ai à faire à des apprentis-sorciers qui agiteraient l'étendart du médical afin de se donner plus de légitimité et ainsi justifier leurs actions. Ont-ils mêmes un droit agréé d'agir ainsi ?

     

    Franck Schweitzer.

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    Ci-après le texte de loi depuis la source officielle © www.legifrance.gouv.fr

    Article L113-8 / Modifié par Loi n°81-5 du 7 janvier 1981 - art. 32 JORF 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 février 1981 : « Indépendamment des causes ordinaires de nullité, et sous réserve des dispositions de l'article L. 132-26, le contrat d'assurance est nul en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de la part de l'assuré, quand cette réticence ou cette fausse déclaration change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur, alors même que le risque omis ou dénaturé par l'assuré a été sans influence sur le sinistre. Les primes payées demeurent alors acquises à l'assureur, qui a droit au paiement de toutes les primes échues à titre de dommages et intérêts. Les dispositions du second alinéa du présent article ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. »

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    Minitel_2
     
     
    AVANT ON M'APPELAIT MINITEL... MAIS CA C'ETAIT AVANT !
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