• Education Nationale : rentrée 2010

     

     
    EDUCATION NATIONALE / RENTREE 2010
     L'école et plus précisément l'école française a toujours été un dossier brûlant d'année en année car marqué par des grèves qui paralysent le pays, les sujets de discorde sont toujours les mêmes (le non remplacement des départs en retraite, la suppression des postes, la formation des enseignements...) alors que le vrai débat qui devrait être soulevé, c'est la manière de “comment faire l'école”. La rentrée 2010 semble aller dans le sens du changement et du mouvement.

     

    la révolution des cantines

    Le gouvernement obligera désormais les restaurants scolaires et universitaires à ne plus proposer que 2 fois par semaine maximum des plats à base de fritures ; moins de sucre ; moins de sel et moins de graisse. Se réconcilier avec le poisson et les laitages. A long terme cette réforme s'étendra aux maisons de retraite et aux prisons ; une réforme sous fond de révolution alimentaire dans la conscience collective. Il sera de bon conseil à donner aux matons : “mange des carottes, çà rend aimable”.

     

    Le gros projet mis en chantier concerne la réforme des lycées qui sera effective pour la 1ère et la Terminale lors des deux prochaines rentrées de 2011 et de 2012 avec un accompagnement personnalisé (soutien, perfectionnement) de 2h par semaine ; deux enseignements d'exploration (l'un en économie, l'autre au choix) de 1h30 par semaine avec comme suit :

    - stages de remise à niveau

    - tutorat d'orientation

    - groupe de compétences pour l'amélioration de l'usage des langues

    Plus proche de nous il est question d'un nouveau système de remplacement des professeurs absents par des professeurs retraités et des étudiants qui pourront intervenir en tant qu'auxiliaires contractuels et ce, en complément du personnel titulaire présent. Deuxième chose, un livret de compétence sera attribué à chaque élève pour le suivi de son parcours, ses connaissances, ses motivations, ses acquis et ses lacunes. Enfin les parents ne sont pas en reste puisqu'une “mallette des parents” a vu le jour, agrémentée de réunions, cette mallette a un devoir de lien entre l'école et la famille.

     

    La toute nouvelle organisation largement inspiré du modèle allemand pour l'école primaire et le collège s'effectuera au niveau d'un emploi du temps plus aéré et plus logique quand à la capacité physique de l'élève. Ces dernières années on notait fréquemment un manque d'assiduité, des douleurs musculaires, de l'absentéisme ; le principe est simple : Désormais l'élève aura cours le matin jusqu'à 13h30 environ grand maximum quand aux après-midis ils seront consacrés au sport à la culture et aux activités artistiques.

     

    La politique du gouvernement actuel s'inspirant du modèle allemand, il est de même que le modèle finlandais souvent cité en exemple comme étant le meilleur système scolaire d'Europe. Le temps d'école hebdomadaire français est le plus long de tout les pays de l'Union, on peut penser que plus les élèves sont en cours plus ils apprennent de choses, eh bien non au contraire, il existe aussi un record en terme d'absentéisme et d'échec scolaire... Dans l'hexagone, une journée type en école primaire est de 6h pour une semaine de 4 jours : on parle à juste titre d'exception française, c'est dire ! Au lycée l'enseignement varie entre 30 et 40h/semaine selon les séries et les options choisies. En ce qui concerne les vacances scolaires, la France est seconde derrière l'Italie avec 958 heures annuelles. Voyons maintenant de quelle manière nos voisins se débrouillent sur le sujet :

     

    En Allemagne, les cours débutent vers 7h30/8h jusqu'en début d'après-midi 13h30 environ : la durée d'un cours est de 45 min. Les après-midis étant consacrés aux devoirs et aux activitées extra-scolaires. Les écoliers allemands ont 11 à 12 semaines de vacances par an. En Finlande, le système éducatif laisse un grande place au activitées sportives, culturelles et artistiques tout comme en Norvège ; en Suède enfin, les élèves font presque leur menu à la carte avec un tronc d'enseignements communs et d'autres selon le choix des uns et des autres. Par ailleurs le redoublement y est quasi inexistant ou du moins très faible !

     

    Avec un regard extérieur on a tendance à penser qu'en France, l'Education Nationale fait tout à l'envers depuis des années, c'est ce qu'à l'air de penser Flore Thomasset dans son article de juin 2010 sur le site slate.fr/ “pourquoi la France a tout faux ?” lance-t-il. Le journaliste dit en substance que le remède aux maux des élèves est connu mais pas appliqué ; selon beaucoups, il faut laisser l'élève respirer, alléger la charge de travail et favoriser les activités ludiques pour une meilleure santé physique et physique. Pédiatres et psy sont unanimes ! Hubert Montagner, ancien directeur de recherche à l'Inserm et professeur des Universités en retraite tire la sonnette d'alarme, il conviendrait selon lui de commencer les cours vers 9h30 histoire de laisser l'enfant ou le pré-ado finir de se réveiller, en proposant des activités de stimulation d'éveil, des ateliers, des jeux... Un sommeil régulier est nécessaire pour l'assimilation et la mémoire : on sait qu'un enfant de 11 ans atteint son pic de vigilance en seconde partie de matinée ; tout comme il est impensable de vouloir remplir la tête du mouflet de données mathématiques un vendredi après-midi à quelques heures le séparant du week-end. Il serait bon de revoir toute la copie en l'occurence.

     

    Les professeurs et toute l'équipe pédagogique ont sans cesse tendance à vouloir faire de l'enfant une machine à réfléchir à donner de bons résultats mais jamais ils ne se mettent à leur place ou se remettent eux en question. Ce n'est pas entièrement de leur faute, je ne jette pas l'opprobe car c'est un métier difficile que d'éduquer, je ne parle pas des professeurs dont le métier les a aigri ou au contraire ceux qui profitent de leur petit pouvoir d'autorité (j'en ai malheureusement connu tout un concentré de ces abrutis dans MA scolarité), s'autorisent à pousser le vice que de punir l'élève alors que si ce dernier montre des signes de manque d'intérêt ou de fatigue ce n'est pas de la paresse mais peut-être juste qu'il est la victime d'un système tout entier à repenser et à remanier Les grèves à répétition auront-elles servies finalement à quelque chose ? Le gouvernement entend-il enfin les “au secours” qui résonnent depuis trop longtemps ?

     

    Sources :

    slate.fr/

    20minutes.fr

     

     

    Franck Schweitzer

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