• le concept du "mou" et du "dur" dans le paysage politique français

     

     J’ai voulu évoquer le concept de « mou » -entendez mollesse- et donc son contraire, le « dur » dans l’imagerie politique française. Pourquoi ce sujet ? par simple association d’idées ; je pensai au discours vigoureux de Nicolas Sarkozy et à celui plus nuancé de Ségolène Royal que nous suivions durant les débats & meetings de la Présidentielles en 2007, la suite est venue d’elle-même. Je vais tenter d’expliquer ma vision des choses en me basant sur des faits, des exemples et l’Histoire. Nous verrons surtout comment se positionne la pensée face aux évènements politiques découlant de la gauche et de la droite.

    Pour commencer sans avoir réfléchi au problème en profondeur nous pouvons attribuer le « dur » à la droite et le « mou » à la gauche. Sans mettre en doute les compétences de chacuns mais simplement en associant une image, une idée. Il est vrai que la droite de Sarko s’est de suite voulue autoritaire, d’un langage clair et franc du collier, une droite de caractère, ambitieuse et prenant à bras le corps tout les problèmes sur tout les fronts ; telle est la droite qui fonce, qui casse tout, qui se croit surhumaine aux pouvoirs divins… Ne dit-on pas d’ailleurs « à droite de Dieu le père ? » Bref dans le cœur de ses concitoyens, une droite qui travaille plus pour gagner plus ! A l’extrème de cette partie de l’échiquier se trouve une droite borgne qui en plus d’être réactionnaire, pose les bonnes questions sans jamais y apporter de réponses au nom de la démago…. pardon ; de la démocratie soit-disant ! Usée, dépassée, au jeux de mots poisseux… ceci dit la droite traditionnelle ne se gène pas d’y puiser des idées pour les amener à la mémoire collective en arrondissant les angles, faisant de la lepénisation des esprits, la napoléonisation des esprits ! Un esprit sain dans un corps sain, lunettes de soleil et cocktails en options. C’est Vivendi qui régale, servez-vous ! Après tout, plus besoin d’avoir peur du grand méchant loup, la droite extrème est appauvrie, on lui a tout piqué, a-t-elle une réelle chance de parvenir à ses fins ? Est-elle réellement la seule force d'opposition sociale et démocrate qu'elle veut bien laisser penser… Laissons cela de côté pour le moment, c’est un détail de l’histoire de la Ve république !

    A l’inverse, la gauche de Ségolène est perçue comme ayant un discours proche des besoins du peuple, faisant preuve d’empatie, d’une main tendue vers tout ceux dont la vie à déçu, blessé. Un gauche qui soulage, qui réconforte les handicapés comme l’a montré le geste plein de tendresse (calculé ou spontanné ?) de Ségolène lors d’une émission télé ; la gauche va en devant des problèmes le poing levé « tous ensembles, tous ensembles » riposte, râle et est réfractaire à toute proposition ne venant pas d’elle, non pas qu’elle rejette la dite proposition mais parce qu’elle a été peut-être incapable d’en prendre une ! la gauche souvent a été la première à reconnaître l’entière responsabilité de ses échecs mais elle ne retire pas de la vie politique, Elle ! Non, elle se remet en question avec des débats, des échanges, encore et encore et encore… C’est en cela que la gauche vient à nos esprit comme lente, un diesel qui peine à démarrer, qui doute et se pose des questions et en attendant le nombre de chômeurs augmente au même rythme que de nouveaux impôts poussent (époque monarchique 1981-1995) comme de la mauvaise herbe sur nos documents administratifs.

    Je regarde sur Wikipedia et je trouve des tas d’informations, à savoir qu’à l'origine, dans la plupart des sociétés, et notamment les sociétés occidentales, la « droite » est la place de la relation privilégiée avec le Roi. L'origine du terme remonte aux débats de l'assemblée constituante de la monarchie constitutionnelle de 1791. Lors du vote sur la question du véto royal le 27 aout 1789, les députés favorables au maintien d'un pouvoir de blocage du roi, c’est-à-dire d'un contrôle du pouvoir législatif par l'exécutif (conformément à la théorie de Montesquieu), les députés favorables au véto, royalistes et conservateurs, se rangèrent à droite du président de séance, les députés hostiles à gauche.

    Nous savons maintenant que la droite est souvent désignée comme conservatrice mais la droite apparaît sous différentes formes en France par exemple, la droite peut être libérale, nationaliste, conservatrice, souverainiste, démocrate-chrétienne ou encore radicale (au sens politique du terme). La gauche –souvent apparentée à une ‘gauche-progressiste’- comprend le socialisme, le communisme, le mouvement libertaire et l'anarchisme.

    En sciences humaines, la droite c’est Cicéron quant à la gauche elle se reconnaîtrait davantage dans Jean Jaurès. La gauche inspirée par Jean-Jacques Rousseau est optimiste et volontariste, son but est de défendre l’individu et les libertés, la justice, le progrès social et la laïcité. La gauche est républicaine et anti-cléricale. Dans mon idée il serait ici davantage question de douceur que de molesse. A l’inverse, la droite chez Thomas Hobbes ou John Locke est activiste, moralisatrice, castratrice : il est question d’ordre, de hiérarchie et de tradition, l’armée et la famille. La droite est militariste, patriotique et catholique. Si jusqu’ici, vous avez encore des doutes sur le bienfondé de mon analyse, sachez que Levi-Strauss lui-même parlait du cru en désignant la droite et du cuit, la gauche.

    Aux élections présidentielles de 2007 pour les électeurs, la gauche est à droite et la droite est à gauche : Les idées s’entrechoquent. Les deux candidats finalistes partent souvent sur les mêmes bases avec les mêmes idées (l’autorité pour Sarko c’est l’obéissance consentie ; pour Ségo l’autorité vraie suppose un pouvoir légitime et reconnu comme tel). La balle s’est retrouvée au centre tout naturellement. Sur la question de la démocratie, Sarko la veut irréprochable quand à Ségo elle la préfère participative. (source : philosophie magazine n°6 et 8) Alors si les deux mondes se recoupent, si l’un veut marcher sur les plates-bandes de l’une, où va-t-on ? Tout le jeu politique est à refaire et l’on y comprend plus rien, l’avenir du peuple et du pays étants directement concernés. Des politiques, rien n’est bon et rien ne le sera jamais. Tout est manipulation, désinformation « ce qu’il faudrait, c’est une bonne guerre » comme disent nos anciens…

    Selon Mickael Walzer, philosophe américain spécialiste du droit international « la droite est autoritaire et la gauche pacifique, aucune des deux n’est efficace ». Alors ??

    Franck SCHWEITZER

     
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