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    En intro...

    L’histoire des fortifications de Metz remonte au IIIe siècle de notre ère. Ville fortifiée depuis l’antiquité, les Médiomatriques érigèrent une chaine de remparts dominant la Moselle, lorsque les Romains arrivèrent en 52 avant J.-C., ils construisirent un poste militaire. La ville ainsi enclose n’avait plus qu’une longueur de 1 200 mètres et une largeur de 600 mètres et sa superficie était ramenée à 70 hectares. À la chute de l’empire romain, les fortifications tombent en ruine ou sont intégrées à l’habitat urbain.

    Les remparts

    Les remparts médiévaux sont les premières fortifications de Metz à succéder aux remparts romains. Construits au XIIIe siècle, ils se composaient à l’époque d’un mur d'enceinte de sept kilomètres avec trente-huit tours de guet et dix-huit portes. Les tours avaient une chambre pour les soldats et un garde-manger dans lequel des vivres était entreposées pour soutenir un siège de six mois. Chaque tour était entretenue par une corporation de métiers dont elles portent encore le nom.

    Au XVIe siècle, la citadelle de Metz vient s'intégrer aux remparts ; un mur percé de meurtrières est ajouté aux remparts le long de la Seille. Les remparts étaient percés d’une multitude de portes dont les plus utilisées étaient : la porte du Saulcy (place du Saulcy), la porte de France (à l’extrémité du pont des Morts), la porte de Thionville (à l’extrémité du pont de Thionville), la porte de Chambière (rue Chambière), la porte Sainte-Barbe (boulevard de Trèves), la porte des Allemands (rue des Allemands), la porte Mazelle (place Mazelle), la porte Serpenoise (avenue Robert Schuman), la porte de la Citadelle (à la place du Palais du Gouverneur) et la porte Saint-Thiébaut (au niveau de la rue François de Curel).

    Durant l’annexion allemande, entre 1901 et 1906, une grande partie des remparts devenus inutiles, est démolie pour créer le boulevard bordant le centre-ville (actuellement boulevard André-Maginot, avenue Jean XXIII, avenue Foch et avenue Joffre) ainsi que le nouveau quartier impérial (Nouvelle Ville). Une portion de ces remparts, avec ses tours longeant la Seille et la Moselle sur 1,5 km4, entre la porte des Allemands et le pont des Grilles, est épargnée. Les vestiges des remparts les plus importants sont : la porte des Allemands à l'est au niveau du pont sur la Seille, la tour Camoufle sur l’avenue Foch et la porte Serpenoise. La restauration des remparts médiévaux a fait l’objet de plusieurs tranches de travaux, la troisième datant de 2007.

    Aux IXe et Xe siècles, les fortifications de la cité sont renforcées et la plupart portent le nom des corporations chargées de leur entretien. Une partie de cette enceinte est toujours visible le long de la Seille. En 1324, l’enceinte compte plus de dix-huit portes ou poternes : dont la porte Serpenoise, la porte Saint-Thiébaut, la porte Mazelle, la porte des Allemands.../... L’enceinte médiévale est renforcée une seconde fois vers 1445.

    Du XVIe siècle au XVIIIe siècle, les fortifications de la ville de Metz connaîtront plusieurs remaniements, qui transformeront radicalement la ville fortifiée médiévale en une véritable place forte moderne, adaptée à l’artillerie et aux nouvelles techniques de siège : Construction de la citadelle et du magasin aux vivres construit en 1559. Louis XVI reconnait l’importance militaire de la ville et y envoie l’ingénieur Vauban pour examiner les fortifications. Ce dernier visite la place en 1675 et écrit : « Les autres places du royaume couvrent la province, Metz couvre l’État ». Ses plans furent en partie suivis en 1676, puis repris par son élève Louis de Cormontaigne, maréchal de camp et directeur des places fortes, entre 1728 et 1749. À cette époque, une partie des portes et remparts médiévaux est démolie et remplacée par de nouveaux ouvrages fortifiés. Cormontaigne construit deux systèmes bastionnés : sur la rive gauche de la Moselle (1728-1732) et sur la rive droite de la Seille. Au Fort-Moselle, on construit un hôpital militaire royal pouvant accueillir 2 000 malades et un corps de caserne d’artillerie. Un corps de caserne de cavalerie est construit à Chambière de 1732 à 1736. Du Moyen Âge jusqu'à la fin du XIXe, le quartier de l'Amphithéâtre sert de glacis pour les fortifications au sud de la cité. Cormontaigne fait édifier en 1737 la redoute de la Seille selon les plans de Vauban. Le sud de la ville reçoit également une ligne de remparts en 1739. Les nouvelles constructions militaires permettent de recevoir 10 000 hommes et 2 000 chevaux. L’ensemble de la ville est alors bastionné, rendant sa prise improbable.

    Au cours du XIXe siècle, les progrès de l’artillerie obligèrent les ingénieurs français à concevoir un nouveau système défensif autour de la place forte de Metz, la première ceinture fortifiée. Ce dispositif est à l’origine composé de quatre forts avancés et détachés, les forts du Saint-Quentin et de Plappeville à l’ouest, et les fort de Saint-Julien et de Queuleu à l’est. Les forts sont généralement composés de plusieurs grandes casernes entourées de blockhaus plus petits. Les casernes ont généralement des murs de plus de deux mètres d’épaisseur et une couverture de plusieurs mètres de terre compactée, souvent renforcée par une chape de béton d’un à deux mètres d’épaisseur. Des tunnels souterrains relient la plupart des structures entre elles. Les forts les plus anciens sont entourés de larges tranchées, véritables douves sèches dont la profondeur atteint parfois une dizaine de mètres. Ces forts étaient en outre entourés d’un réseau dense de fil de fer barbelé.

     

    le Fort de QUEULEU

     

    Le fort de queuleu est la première ceinture construite de 1868 à 1875 par les Allemands sous l'appellation de «Feste Goeben». Entre le 12 octobre 1943 et le 17 août 1944, plus de 1 500 patriotes y sont détenus par la Gestapo avant leur envoi en camp de concentration.

    C'est un ouvrage en béton avec parement en pierre de Jaumont comprenant deux étages de casemates (casernes, bâtiments militaires), dont seul le niveau inférieur a servi de prison. Ce niveau comprend un ensemble de salles voûtées, avec des cellules individuelles aménagées dans l'une d'elles. Protégé à la demande de l'Association des déportés, internés, résistants et patriotes de Moselle.

    Le Fort de Queuleu reste l’un des rares témoins des ouvrages fortifiés. S’étendant initialement sur 125 ha, sa surface a été ramenée à 47 ha. Lieu de camps d’internement SS pendant la grande guerre, il renferme le mémorial départemental de la résistance et de la déportation. Classé en site protégé depuis 1977 et propose dans son site boisé un parcours de santé au parcours vallonné sur 2,7 km.

     
    voir article détaillé ICI
     
     
     
     
     
    le groupe fortifié du Mont St-Quentin
     

    le groupe fortifié du Mont Saint-Quentin est celui qui domine la vallée de la Moselle à l’ouest de l’agglomération messine. Il culmine à 358 m et se situe sur le ban des communes de Scy-Chazelles, Le Ban-Saint-Martin, Longeville-lès-Metz, Plappeville et Lessy. De par son emplacement, il a joué un rôle stratégique d'observation, de protection et de communication. Une église au sommet du mont Saint-Quentin dépendait de l’abbaye de Gorze et servait de centre aux églises de Scy, Chazelles, Plappeville et Longeville. Elle passe au XIIIe siècle dans le domaine du chapitre de la cathédrale de Metz.

    De 1867 à 1870, l’armée transforme le mont Saint-Quentin en un camp retranché afin d’éloigner la ligne de front et renforcer les fortifications militaires. S'étendant sur 77 ha c’est le plus vaste ensemble fortifiée de la première ceinture de fortification de Metz. Il comporte deux ouvrages principaux, les forts Diou et Girardin ; le fort Diou, rebaptisé Ostfort par les Allemands, est construit à l’est du mont Saint-Quentin par les Français de 1866 à 1870. Il est de forme trapézoïdale, comprend quatre bastions, 38 pièces et peut abriter un peu plus de 600 hommes. Les Allemands en complètent la construction de 1872-1898, du côté ouest du mont Saint-Quentin, en édifiant un fort pentagonale pouvant accueillir 1 800 hommes. Baptisé fort Manstein, il sera rebaptisé fort Girardin par les Français. Au nord se situe le fort de Plappeville, sur 46 ha. Il servait de défense pour le front ouest et était relié au groupe fortifié du Saint-Quentin par le col de Lessy. Durant la Seconde Guerre mondiale, un incendie se déclare la nuit du 31 août 1944 dans deux des trois casemates du fort Saint-Quentin où les documents les plus précieux des collections des bibliothèques de Metz ont été entreposés : 588 manuscrits disparaissent sur un total de 1 475 inventoriés dans le Catalogue général de 1879.

    En 1994, la moitié du site du mont Saint-Quentin devient une réserve naturelle (675 ha sur 1 375). Après une phase d'étude réalisée par l'Établissement public foncier de Lorraine, Metz-Métropole a décidé le 12 décembre 2005 d’aménager et de sécuriser les lieux pour en faire un lieu de promenade et de mise en valeur du patrimoine architectural militaire et de protection de l’environnement.

     

    fort mont st quentin
    fort mont st quentin -diou
     
     
    le fort Gambetta

    le fort Gambetta a été construit entre de 1879 à 1881. Il complète au Nord de Metz les défenses de la rive gauche. Son implantation en fond de vallée interdit son enfoncement dans le sol à cause de la proximité de l'eau. Son fossé est plein d'eau et battu depuis le parapet mais hormis ce détail, son plan correspond à l'organisation typique allemande. Aujourd'hui, ce fort sert de parcours de santé et est très bien entretenu par les services de la ville de Metz.

     

    fort gambetta 0
     
    fort_gambetta_005
     
     

    Le fort Saint-Privat

     

    fort st privat0

     

     

    le fort des Bordes a été commencé par les Français en 1870, achevé puis remanié par les Allemands de 1874 à 1875. Les Allemands baptisent le Fort des Bordes "Feste von Zastrow". Entièrement renforcé, l'ouvrage est déclassé en 1954 et presque complètement remblayé lors de la construction du village de Borny. Aujourd'hui, seulement quelques superstructures sont encore visibles.

     

    le fort Saint-Julien a été construit de 1871 à 1891. Il s'agit d'un grand fort bastionné qui a bénéficié de renforcements importants. Prolongé de chaque côté par une batterie annexe, un réseau de mines à été creusé sous le glacis du front de tête.

    sources : les textes proviennent en grande majorité de (c) wikipedia / sources (c) web diverses / sources photos (c) google images

    Informations recueillies par Franck Schweitzer

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     Un nouveau visage pour les Galeries ?!

    Encore un projet d'architecture présenté à la ville avec un coût -on peut se l'imaginer- pharamineux et qui recueillera l'agrément des bâtiments de France. Dans le fond, on conservera les grandes lignes du bâtiment, on procédera juste à un ravalement de façade. Cette immense surface plate et blanche existe tel quel depuis les années 60 ; le lifting ne sera pas de trop. La Semaine annonce “un habillage partiel et une ouverture plus grande avec du verre et des couleurs devraient aboutir à une perception différente. Plus tonique et plus efficace.” tout est résumé. Cette transformation a pour vocation d'ouvrir les Galeries Lafayette (à l'époque les Nouvelles Galeries étaient surnommées les “NouGa”) sur les différents lieux stratégiques de son angle de rues (entre la rue Winston Churchill & et la rue des Clercs) : la future correspondance du METTIS ; la Place de la Rép' ; les rues piétonnes et l'Esplanade notamment.

    Franck Schweitzer.

     

     

     
     
     
    scans-écran depuis le site (c) Google Maps
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    LE CHOC Place St-Louis en plein coeur de la ville de Metz ; un chauffeur-livreur en faisant une manoeuvre a percuté la statue (la copie, car l'originale se trouve au sein du Musée de la Cour d'Or) qui trônait jusqu'àlors sur le devant la place piétonne et ce, depuis 3 siècles !

    La Place St-Louis est l'un des hauts-lieux des quartiers populaires et historique (car moyenâgeux) de la vieille ville, qui accueille notamment le marché de noël mais aussi des concerts, animations de rues... La place fortement appréciée des messins est entourée par les arcades avec ses pubs, petites boutiques et bars.

     

     Son nom actuel de place Saint Louis lui sera donné par une petite histoire amusante… En 1707, un curé voisin fait offrir une statue à la place : Louis XIII.  Seul problème… A la réception de la statue,les Messins se trompent, et confondent Louis XIII et Louis IX, dit Saint Louis !    Le nom restera, et est donc basé sur une simple erreur…

    Une page de la ville se tourne... Certains sur le web parlent d'un formidable buzz orchestré par la Galerie d'arts contemporains "faux-mouvements" ; il s'agirait d'une supercherie, d'une performance artistique... Espérons que ce soit le cas, tout ; sauf cette triste réalité, on a tant de mal à y croire, bon d'accord on a pas tué le chien du maire mais quand même...

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