• monkey me : le retour aux fondamentaux

     

    MF
     

    La chanteuse revient avec un 9e album studio « monkey me » traduisez 'singe-moi' en français dans le texte, soit deux années après la sortie de « bleu noir » et une absence médiatique toute relative (il est important de le noter pour une fois !). Elle surprend son public, le public et les médias, l'opus fait beaucoup de bruit et obtient beaucoup de bonnes critiques, les esprits chagrins diront qu'elle fait du réchauffé en régressant vers les confortables sonoritées 80/90, moi je préfère dire qu'elle revient aux fondamentaux avec le grand retour aux manettes du génial Laurent Boutonnat, le tandem ainsi reformé, ce sont 12 nouveaux morceaux qui trouveront preneur. Notons au passage que Laurent Boutonnat a su évoluer vers des mélodies et des instru plus expérimentés, plus profondément adultes, croire que le bonheur et l'amour dans sa vie personnelle lui ont donnés de l'inspiration est peu dire : il se fait plaisir en met en lumière une Mylène toujours inattendue et surprenante. Le clip- vidéo du premier extrait « à l'ombre » n'est pas en reste ; on retrouve évidemment des ralentis, des loups, des fumigènes, des danseurs pareils au clip de « oui mais... non » et la participation de l'artiste-performer français Olivier de Sagazan une énigme à lui tout seul ; cet homme utilise son visage et son corps comme un objet vivant dans un univers à la poésie baroque où s'entrechoquent humanité et animalité ; la vrai performance pour Mylène est d'avoir été elle-même cobaye sinon performeuse lorsqu'à l'instar de son « maitre » elle s'enduit le visage de cette espèce de terre glaise piquée çà et là de points de peinture rouge et noire jusqu'à devenir à son tour une créature difforme et fantastique tout droit sortie d'un film de Guillermo del Toro.

     

    oliv de sagazan

     

    Parmi les supports habituellement commercialisés quand un album de la rouquine paraît (digipack, vinyle, édition simple...) voici en photos ci-dessous le coffret en édition limité collector numéroté et hors de prix comprenant le livre-disque grand format, un cadre personnalisé et l'album en bluray audio (une exclusivité !) Tout ce blanc fait mal aux yeux mais pas aux oreilles fort heureusement.

     

     

     

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    Si la vidéo de « à l'ombre » est esthétiquement réussi, il n'en n'est pas de même pour le visuel de son single, comme parmi les derniers de la chanteuse, le Monsieur qui s'occupe du design fait son travail à l'arrache et Mylène qui a pourtant le dernier mot en ce qui concerne son image n'a plus du tout l'air de prêter attention à la qualité du travail qu'elle propose, ya qu'à voir je vous ai pris quelques exemples ci-dessous de singles entre 2000 et aujourd'hui, ils laissent franchement à désirer pour plusieurs raisons ;

    - soit il n'y a que la tête de Mylène en gros plan tantôt mélancolique, tantôt souriante

    - soit c'est juste moche

    - soit c'est floutée

    - soit enfin, on a l'impression d'avoir deux photos de la même session (en fait, non)

    Sur les forums on peut lire depuis longtemps « faut-il virer Henri Neu ? » je crois que la question mérite réflexion, non ?

     

    s_optimistique-moi
    s_du-temps
    s_bleu-noir
     

     

    Monkey Me : sélection perso

     

    elle a dit / le morceau va en crescendo accompagné légèrement de 'boom-boom' Mylène a la voix assurée

    monkey me et j'ai essayé de vivre (qui fait écho à « pas le temps de vivre ») / les deux titres les plus rock diront-nous, batterie et guitares sont de la fête : un bol d'air pur, ce que beaucoup attendaient depuis l'époque « Anamorphosée »

    love dance / le morceau le plus facile et commercial, parfaitement ciblé pour les dancefloors et les remixes, le titre aurait pu être présent sur le premier album d'Alizée tant il est letmotiv. Niveau sonorités, les premières notes font penser à « the promise you made » de Cock Robin.

    nuit d'hiver / une version revisité du titre « Chloé » du premier album, essentiellement instrumental avec juste deux phrases du texte original répété inlassablement. Mylène offre à ses fans un clin d'oeil aux premières chimères de sa carrière,

    ici-bas / un énorme tube en puissance dansant parfait pour les radios, à mettre à fond dans la voiture ou l'appartement, probable single à exploiter, un bijou frais et léger comme l'est « pas de doute » ou encore « c'est une belle journée »

    à force de... / possède cette mélodie entêtante et enivrante qui reste en tête, sa voix déformée par vocodeur Mylène puise souvent dans les aigüs, donnant jusqu'à la chair de poule.

     

    En général, l'album garde une cohérence même si il surprend de temps en temps dans sa construction, il y a pas mal de longueur dans le phrasé de plusieurs chansons, par exemple « ààààààààà l'ombreeeeeuuu » ; « elle a diiiiiiit » ou encore « mais oooùùùùùùù va le monde ».Beaucoup de synthés et de boites à rythme pour le plus grand plaisir des fans de la première heure et des années 80/90 ; des gimmiks propres à Boutonnat dans l'introduction de chaques chansons, en cela aucunes surprises, çà reste simplissime mais terriblement efficace. Les paroles enfin de ce 9e opus sont plus personnelles, mieux travaillées à une ou deux exceptions. J'ai gardé le meilleur pour la fin à mon sens, la présence sur cet album d'une perle absolument sublime, la ballade je te dis tout à tout d'une grande comme le sont « rêver », « l'autre », « pas le temps de vivre », « dans les rues de Londres », « et si vieillir m'était conté ».../... elle résonne comme une déclaration d'amour au mieux une confession faite à la multitude, les paroles sont magiques, la musique envoûtante !

     

    JE TE DIS TOUT (paroles de Mylène Farmer)

     

    Silencieux, Merveilleux
    Dans ce soir mouvant
    J'écoute le vent
    Héritière, Passagère
    De mes jours maudits
    Ça je le suis

    Mon amour je te dis tout
    Tu peuples ma vie
    A l'infini
    Abuse le sort
    Frappe à ma porte
    Pose une main
    Sur mon front, sur mes seins

    Si d'aventure je quittais terre
    Tu es mon sang, mon double aimant, mon ADN
    Et sur ton pull j'y broderais M
    Pour que nos sangs se mêlent au vent, mon ADN


    Dénudée, Enserrée
    Dans ce jeu sanglant
    Je dis tout au vent
    Aussi calme qu'un nuage
    Je suis qui pardonne au temps
    Aux absents

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