• AVALON

     

    Selon la légende du Roi Arthur, il s'agit de l'Ile où fut emmené le souverain après sa dernière bataille à Camlann. C'est là où fut forgée Excalibur. C'est enfin le lieu où vivait supposément la fée Morgane.

    Selon les premières écritures, « Insula Avallonis » fut décrit par l'historien gallois Geoffroy de Monmouth entre 1135 et 1138 : paradis celtique de l'autre-monde, Ile magique des anciens dieux, inexistant à l'oeil profane.

     

    Une description plus en détails ICI >>>  https://avalon.fandom.com/fr/wiki/Avalon

    AVALON

     

    Franck Schweitzer

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  • Ecole : faut-il supprimer les notes ?

     

     Noter un élève sur 10 ou 20 reste une spécificité française ; Aux Etats-Unis on évalue les élèves avec des lettres de A à E (A étant le meilleur résultat) quant au Danemark et en Suède, il n'y a pas de notation du tout, cependant l'évaluation prend en compte les performances de l'élève, son développement personnel et social, tout ce qui encourage les gamins à dialoguer et à être actifs. Un exemple de pédagogie à méditer ! Au Japon au contraire, la compétition est rude, le tri est élitiste car les petits nippons sont notés sur 100. les familles se saignent aux quatres veines pour permettre à leur enfant de fréquenter la meilleure école et les poussent à faire de brillantes études. Le rythme est effrené et si l'abandon ne fait pas vraiment partie de la culture au pays du soleil levant, c'est plus en terme de suicides que les retombées sont répertoriés. Situations inimaginables dans nos contrées.

    Si chez nous, le baccalauréat et les notes chiffrées restent des institutions, la valeur du diplôme et sa légitimité sont de plus en plus discuté en politique comme dans le public. selon Michel Fize, sociologue au CNRS, « le bac est devenu inutile car noter l'écolier créé de la compétition et un facteur de stress et ce, de la primaire au collège. Il faudrait remettre en avant le parcours de l'élève, ses progrès et les lacunes à améliorer. »

     

    En règle générale quand on leur posent la question, un assez faible pourcentage de français (environ 20%) serait favorable à la suppression des notes. C'est donc un concept très ancré dans la tradition et un changement des mentalités peut être mis en place uniquement à grands coups de pédagogie... Encore ! Mais pour le parent cette-fois. Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'IFOP, pointe le fait que la note permet aux parents de garder le contrôle sur leur enfant, car c'est selon lui, c'est un baromètre qui les rassurent. 39% des enseignements du public estiment qu'on pourrait se passer des notes à la primaire et au collège : En 1969 le gouvernement avait déjà tenté de remplacer les chiffres par des lettres : un fiaco. Aujourd'hui on pense à une évolution du système de notation car les petits français seraient parmi les plus malheureux du monde selon le ministre Vincent Peillon.

     

    L'esprit de compétition est bon, mais sans en abuser !

    C'est donc bel et bien le respect mutuel entre les personnes et la solidarité qui permettrait de bien meilleurs résultats à moyen-long terme. L'histoire de la carotte est de l'histoire ancienne, propre au XXe siècle. Souvenez-vous si l'on promet une prime ou un poste plus important en mettant deux candidats égaux à concurrence, c'est typique du « diviser pour mieux règner », créer des frustrations et des mauvaises ondes. Le système coopératif favorise lui, l'estime de soi en améliorant la motivation à apprendre et l'image-même du professeur est perçu comme plus compréhensif et aidant.

    Le psychanalyste Claude Halmos spécialisé dans l'éducation de l'enfant rappelle qu'il faut apprendre à ce dernier à gagner pour lui-même plutôt que d'écraser les autres. Lui expliquer sereinement que la vie est un jeu, qu'il y a des gagnants et des perdants, qu'il a sa place lui aussi dans ce monde, tout en lui faisant comprendre qu'il doit se battre pour son idéal et mettre toutes les chances de son côté pour y parvenir mais sans vouloir à tout prix impressionner les autres, enfin que c'est le chemin parcouru et l'expérience plus que la récompense elle-même qui est primordiale. A l'inverse ce qu'il ne faut surtout pas faire serait de le laisser gagner au jeu tout le temps, lui dire oui sans limite et ne poser aucune règle ; Ca ferait de lui un enfant-roi qui penserait que tout lui est dû.

     

    Franck Schweitzer

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    Selon un sondage IFOP de 1997 (les chiffres ont depuis évidemment évolués) les salariés pensaient de leur patron qu'ils étaient autoritaires à 70% et paternalistes à 48%.

    De l'indifférence à la flatterie, en passant par l'autorité la plus sèche, votre chef vous inflige des retournements de situations pénibles. Il veut obtenir de vous un soutien, une obéissance ou une crainte. J-Louis Muller, directeur management et RH à la CEGOS pense la chose suivante « aujourd'hui il n'est plus question pour un patron de manipuler ouvertement son salarié ; en revanche il a toujours pour rôle de faire faire aux autres ce qu'ils ne feraient pas spontanément. Ces moyens de soumettre leurs salariés, les patrons les apprennent sur les bancs des grandes écoles ou en séminaires. Les patrons apprennent à vous connaître, faites-en autant » Dès le départ ils observent leur interlocuteur, une personne qui s'excuse avant de parler manque de confiance et d'estime de soi ; si une personne semble être toujours d'accord et a du mal à dire non, elle aura peur d'affronter les conflits, etc. Le patron n'aura ensuite qu'à adopter son attitude en fonction. Voici 3 portraits-types, mais la liste n'est pas exhaustive :

     

    - L'envahisseur ira jusqu'à s'immiscer dans votre sphère privée, il cherche à régenter votre vie, vous déstabiliser afin d'augmenter l'emprise qu'il a sur vous. Coupez court à toute tentative, répondez « non » poliment et calmement et en cas de doute si votre téléphone sonne le dimanche matin, filtrez à l'aide du répondeur.

    - Le persécuteur vous lance des piques assassines. Lorsqu'il prend la parole c'est pour rappeler des évidences, il emploie rarement le « je » et n'utilise que des phrases toutes-faites. Il s'arrange à vous laisser croire que vous êtes certainement moins compétent que lui et vous amène à douter de vous en permanance. Montrez qu'il ne vous fait pas peur, provoquez-le gentiment par l'humour ou l'ironie.

    - L'accusateur ne vous laisse jamais la possibilité de répliquer, il vous dira « il faut que je vous vois cet après-midi » mais sans fixer l'heure du rendez-vous ». Il laisse les problèmes s'accumuler et évite soigneusement de les régler. En cas de conflit, il reste volontairement dans le flou. Ne laissez pas la situation s'envenimer et gardez des traces justifiant votre travail de façon à pouvoir vous défendre si cela se gâte.

     

    Heureusement que les temps changent et qu'aujourd'hui ce type de comportement appelé harcèlement moral, est montré du doigt, jugé et condamné par l'Inspection du Travail en premier lieu. L'époque du paternalisme absolu et primaire est définitivement révolu ; le XXIe siècle a apporté avec lui le management par la bienveillance et le droit à l'erreur. Encourager plutôt que blâmer, comprendre plutôt que sanctionner. Linkedin n'est pas seulement un réseau social et professionnel, c'est aussi une vitrine qui permet aux salariés et aux recruteurs de se renifler à distance avant de travailler ensemble ou non. Chaque élément du profil, likes ou préférences partagé, sont autant de carte de visite pour celui qui viendra visiter votre page, et lui permettra de savoir quel profil conviendrait le mieux à l'image de son entreprise.

     

    Sans entrer dans un délire complotiste, Linkedin ne serait-il pas un outil nouvelle génération créé par ces mêmes grandes écoles, dans le but là encore d'observer l'interlocuteur, ses goûts, ses passions pour ensuite mieux l'amadouer une fois embauché ? Peut-être que si, mais si la bête ne se dévoilera pas aussi facilement, à chacun de nous de faire attention à ce que nous partageons. Suffisamment pour être bankable, sans nous dévoyer.

     

    Franck Schweitzer

    © mon boss est nul mais je le soigne

    © travailler avec des cons

     

     

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    Les sex-shop ont beaucoup changé et l'image qu'ils renvoient au grand public aussi. Aujourd'hui, on peut trouver un peu partout en France des supermarchés entièrement dédié au plaisir, à tout les plaisirs. Il y a 40 ans on comptait pas moins de 200 sex-shop dans l'hexagone ; leur chiffre d'affaires étaient de l'ordre de 91 460 000€. Comme le souligne Richard F. qui tient une boutique de lingerie à Paris « c'est un concept unique en Europe, nos magasins s'apparentent à des grandes surfaces avec un agencement en gondole, des chariots et un emplacement volontairement hors des quartiers chauds »

     

    Le X est devenu un produit de consommation courante et il n'y a plus de profils-types de consommateur ; si dans les années 70 le client avait 50 ans, aujourd'hui les sex-shop attirent davantage de jeunes couples qui viennent faire leur achat coquins, une clientèle hétéro, gay, seul ou accompagné... Il y en a pour tout les goûts et pour tout les profils. Idem en terme d'accessoires. Le légendaire petit canard qui barbote a laissé sa place à tout un armada d'objets connectés ou non, le sextoy possède désormais une ergonomie qui s'adapte parfaitement à l'anatomie de celui ou celle qui l'utilisera. A croire que les ingénieurs du gode travaillent avec des proctologues et des gynécos. Il n'y a pas dix milles endroits du corps à stimuler, mais la créativité dont les concepteurs font preuve, est de plus en plus audacieuse.

     

    Un boom du sextoy a été constaté en 2020 comme jamais auparavant ; avec la crise sanitaire, la vente d'accessoires a été multiplié par 3. A Lille, selon le journal gratuit 20min, les magasins ont étés pris d'assault à quelques jours du second confinement et de tout a été acheté ; par la suite la vente en ligne a pris le relais. Le gérant fait remarquer qu'il n'avait jamais connu une telle influence depuis 9 ans que sa boutique est ouverte. A l'époque du « restez chez vous » déjà que les sites spécialisés sur internet proposent du gratuit illimité, il y a de quoi de s'occuper les mains et le reste, non ?

     

    Top 5 des boutiques sex-shop à Paris :

    1/ SEXODROME 23 bld de clichy

    2/ PASSAGE DU DESIR 23 rue Croix de la Bretonnerie

    3/ SECRETS PIGALLE 62 bld de clichy

    4/ JACQUIE ET MICHEL 11 rue d'Odessa

    5/ DEMONIA 22 av Jean Aicard

     

    © yelp.com © l'express

    Franck Schweitzer

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    « Doux-dingue » ou encore « perché », les qualificatifs ne manquent pas pour désigner celui qui sort de la norme. Ou plutôt de ceux qui fixent la norme ; car on est tous le fou de quelqu'un, pas vrai ? Je précise que la folie douce n'a rien à voir avec les fous d'une unité psychiatrique, on est tout à fait sur un autre champ lexical.

     

    Au milieu des normaux-pensants, les excentriques ou les originaux (appelez-les comme vous voulez) sont des souffles de vents frais sur les rigidités moroses du quotidien. A la campagne ils sont souvent conspués ou fuits ; à la ville les excentriques sont valorisés et mis en lumière. Parfois leurs déclarations ou leurs faits sont perçus comme géniaux ! La prestigieuse université de Harvard décerne chaque année ses IG Nobel récompensant des recherches scientifiques insolites ou totalement inutiles : C'est comme çà qu'en 1996 le britannique Robert Matthews a été honoré pour son étude sur la chute du Toast ! Sa thèse repose sur la loi de l'emmerdement maximal et les constantes fondamentales. Vaste programme qui donne envie d'en lire davantage, non ?

     

    Il y a deux sortes d'excentriques, le vrai (construire sa personnalité par rapport à son milieu social) et le faux (attirer l'attention avec une tendance mégalomaniaque). Interrogé sur le sujet le Pr David Weeks, responsable de l'unité psychologique de l'hôpital d'Edimbourg, a choisi de travailler sur une seule catégorie de personnes, se qualifiant elles-mêmes d'excentriques : il dit « le fait qu'elles soient conscientes de leur état et qu'elles le revendiquent, les distinguent des schizophrènes et des maniaques. Les excentriques sont des personnes intelligentes, créatives qui préfèrent travailler dans leur coin plutôt que de s'intégrer à une équipe, mais aussi folle que sa tâche puisse paraître, l'excentrique s'investit totalement dans ce qu'il fait : L'ado issu d'une famille bourgeoise qui arborera les cheveux rouges sera excentrique par rapport à son milieu. En revanche le faux excentrique, poursuit le Pr Weeks, suit n'importe quel mode croyant ainsi trouver un moyen de s'exprimer. »  © Quo magazine février 1999

     

     

    Franck Schweitzer

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  • on partage ?

     

    « on partage » de tout sur internet de nos jours.

    C'est d'abord un partage de rencontres, un excellent moyen pour lier des connaissances dans le monde entier et multiplier les opportunités. Facebook twitter, instagram, youtube, snapchat et aujourd'hui Tiktok sont autant de réseaux sociaux qui font la loi et se tirent la couverture. Les dérives sont nombreuses aussi et la rencontre vers l'autre a ses limites : Infos personnelles, photos, musiques... Le partage a envahi nos vies numériques pour le meilleur et pour le pire : Je ne rentrerais pas dans le détail, les exemples sont légions.

     

    Voyager avec des inconnus, manger avec des étrangers, louer sa voiture ou son appart aux mêmes membres d'une communauté reflètent de nouvelles habitudes de consommation collaborative apparue aux USA à la fin de la décennie 2000. De nouvelles plateformes ont vu le jour depuis quelques temps comme le couchsurfing (dormir sur le canapé de l'habitant en échange de courses ou services divers) ; cook'n'meet (aller manger, recevoir et échanger des recettes) ou encore zilok (mise en relation pour louer un bien)

     

    Il y a tout ces moyens pour se rencontrer et pourtant j'ai l'impression que les gens n'ont jamais été aussi seuls ou éloignés les uns les autres. La générosité se réveille généralement aux alentours des fêtes de Noël ; un voisin rochon le reste de l'année qui se montre sous son meilleur jour, une tarte à la main. Il est triste de constater qu'il est nécessaire d'avoir une appli pour se montrer bienveillant et ouvert aux autres. Le « sharing » serait-il de l'altruisme 2 point zéro ?

     

    A LIRE > En mai 2013, Anne-Sophie Novel sortait l'ouvrage « la vie share » aux éditions Alternatives.

     

     

    Franck Schweitzer

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  • le retour de la K7 audio

     

    Les plus de 30 ans la redécouvre avec plaisir et la font découvrir aux moins de 30 ans qui eux, la tiennent en main sans doute pour la première fois : La cassette audio, j'entends ! Cet étonnant revival rassemble désormais les mélomanes nostalgiques et les producteurs fauchés. Souvenons-nous jusqu'à la fin des années 90, et bien avant Deezer ou Spotify, chacun créait ses playlists personnalisées. On pouvait enregistrer, effacer (parfois malencontreusement) puis réenregistrer et ainsi créer nos propres compilations à partir de k7 vierges vendus par lots de 4 ou plus. Qui n'a jamais « rembobiné » ses trésors plastifiés à l'aide d'un crayon dans la bobine pour retendre les bandes usées ? Rien que le mot de « rembobiner » date d'un autre siècle ! Le mode autoreverse d'un walkman fut ensuite une petite révolution ; car il n'y avait plus besoin de sortir la cassette du lecteur, la retourner et la remettre. Non pas que cette manipulation faisait perdre du temps mais cet économie de geste fut salué par tous à l'époque ! C'est dingue comment on pouvait se contenter de peu de choses.

     

    A une époque de la dématérialisation à tout-va, çà fait du bien de voir qu'un public reste attaché à l'idée d'objet de collection en ayant l'objet-cassette dans les mains. J'ai néanmoins un gros doute sur le fait que cela devienne la nouvelle institution de demain, mais quelque chose se passe quand même dans le milieu musical et de consommation. L'envie proustienne de revenir un temps en arrière, en l'accomodant des outils d'aujourd'hui.

     

    Lors des disquaires-day, les cassettes d’albums peuvent s’échanger aujourd'hui à prix d’or, et je ne parle même pas des artistes de collection comme Madonna pour ne citer qu'elle, dont les derniers albums sont proposés aussi en vinyl et en cassette.

    Des magasins de cassettes collectors se sont même créés. Quand on sait qu’une cassette rare de Prince peut atteindre 4 000 dollars, on ne s’étonne pas de ce retour en force. Alors que, de Carrefour à Leclerc, les hypermarchés français ont installé récemment des rayons vinyles, il serait intéressant de savoir si la cassette y fera son retour, pour Renaud Sachet, la cassette n’est pas ce gadget à la mode exhibé dans des concept-stores snobs, mais un outil de transmission, de mémoire qui, underground, dure et perdure : « Il n’y a pas de retour de la cassette : elle n’est jamais partie ! »

     

    « Des genres comme le hip-hop expérimental ou l’electronica (et leurs ramifications) connaissent depuis des années un essor grâce à la cassette, qui autorise risques et choix radicaux : les dépenses sont dérisoires par rapport aux autres supports. Car une bonne part du succès provient du faible prix de fabrication : on peut les manufacturer pour à peine plus d’un euro, soit quatre ou cinq fois moins qu’un vinyle. Autre avantage : la rapidité de la fabrication, pour des séries limitées à une poignée d’exemplaires, là où le disque exige des tirages de plusieurs centaines au minimum et une longue liste d’attente » © vanity fair

     

     

    Franck Schweitzer

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  • le seigneur noir a rejoint les étoiles

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  • en cette période d'Halloween, profitons-en pour descendre dans les méandres de l'histoire de l'humanité HAHAAHAHAHHAA...

    Les catacombes de Paris, terme utilisé pour nommer l'ossuaire municipal, sont à l'origine une partie des anciennes carrières souterraines situées dans le 14e arrondissement de Paris, reliées entre elles par des galeries d'inspection. Elles sont transformées en ossuaire municipal à la fin du xviiie siècle avec le transfert des restes d'environ six millions d'individus, évacués des divers cimetières parisiens jusqu'en 1861 pour des raisons de salubrité publique. Elles prennent alors le nom abusif de « catacombes », par analogie avec les nécropoles souterraines de la Rome antique, bien qu'elles n'aient jamais officiellement servi de lieu de sépulture.

     Les catacombes de Paris

     

    Les catacombes de Paris

    D'environ 1,7 km de long visitable, situées à vingt mètres sous la surface, elles sont officiellement visitées par environ 500 000 visiteurs par an (chiffres de 2015) à partir de la place Denfert-Rochereau. On entre dans l'ossuaire par une porte métallique encadrée de deux piliers décorés de motifs géométriques blancs sur fond noir, sur le linteau de laquelle est inscrit cet avertissement lugubre : « Arrête ! C'est ici l'empire de la mort. » Cet alexandrin est tiré de la traduction de l'Énéide (chant VI) par Jacques Delille. C'est la phrase par laquelle Énée est accueilli par Charon, pilote de la barque qui permet de traverser le Styx pour parvenir aux enfers. Sur le mur de gauche de la première salle, une plaque commémore la création de l'ossuaire.

     

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    Six millions d'ossements de Français reposent dans approximativement 780 mètres de galeries tortueuses, le plus souvent inaccessibles au public, sur une hauteur moyenne d'un mètre cinquante. De chaque côté du parcours de visite, les os forment de longs alignements de têtes de fémurs ou de tibias dont on n'aperçoit que les apophyses. Des frises constituées de crânes sont disposées à plusieurs hauteurs et légèrement en saillie de ces murs d'ossements, affichant une recherche décorative romantico-macabre. Toutefois, à l'arrière de ces alignements, des milliers de squelettes restent entremêlés en désordre. Des plaques gravées indiquent la provenance et l'année du transfert devant les ossements ; d'autres portent des citations souvent grandiloquentes de grands auteurs, ou d'autres célébrités du début du xixe siècle, en français ou en latin.

     

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    Les catacombes de Paris

    texte (c) wikipedia

    photos personnelles : Franck Schweitzer

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