Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover
Publicité

Je ne reconnais (presque) plus ma ville

PARTIE I

Depuis mon retour à Metz…

De gros changements se sont opérés en centre-ville mais aussi à l’extérieur, j’ai moi-même développé de nouvelles habitudes d’achats, découvert de nouveaux restaurants, et poursuivi mes « reportages photos » et balades en nature !

 

Le quartier de l’Amphithéâtre s’est métamorphosé

En 2013, c’était encore un immense chantier et juste à côté, le Centre Pompidou rayonnait depuis 3 ans déjà avec d’ambitieuses expositions d’avant-garde, de rétrospective, surréalistes... Aujourd’hui, c’est l’un des secteurs les plus modernes de la ville… au détriment de l’hyper-centre, diront certains ! Parmi les changements majeurs, on note :

  • L’ouverture sur 3 étages (37 000m2) du centre commercial Muse en 2017 et ses 115 boutiques et restaurants (Poulaillon, Paul, Hema, Primark, Leclerc, Celio, Adopt, Au bureau…)
  • Ainsi que le développement d’un véritable quartier d’affaires sur l’avenue François Mitterrand et de la rue des messageries (logements modernes, espaces de vie, bureaux, hôtels, restaurants) ; on peut noter notamment le centre des Congrès ; la CNFPT ; la CPAM ; le nouveau complexe Kinepolis (décentralisé de St-Julien) et le très bling-bling hôtel-restaurant Maison Heler (projet de l’excentrique Stark !)

 

L’arrivée du METTIS a modifié la façon de se déplacer : Pari risqué mais réussi

2013 correspond à la mise en service du réseau de bus à haut niveau de service le Mettis (lignes A et B) :

  • Restructuration totale de nombreuses rues et artères du centre-ville à ne plus savoir ni où ni comment marcher, rouler : je ne vous le cache pas c’est très perturbant
  • Réduction voire absence totale de la voiture dans certains secteurs pour un désir de circulation toujours plus vert, léger et non-polluants... si bien que si vous venir à Metz et vivez à 10km ou +, vous devez redoubler d’ingéniosité pour stationner à la périf et faire le reste en transports en commun, il reste encore heureusement les parkings du centre-ville (St-Jacques, République, Paixhans…)

 

Une ville plus tournée vers la culture et le tourisme

Le Centre Pompidou-Metz existait déjà depuis 2010, mais son impact est devenu beaucoup plus important au fil des années en contribuant fortement à l’image moderne de Metz auprès de nos voisins allemands, luxembourgeois et belges, mais aussi partout dans le monde.

Beaucoup considèrent que Metz est devenue plus dynamique, plus agréable pour les piétons et les cyclistes, et davantage reconnue à l’échelle nationale. Cependant, certains habitants critiquent aussi : l’impact du Muse (et par extension du Waves -on n’en pas encore parlé, j’en ferais un sujet plus tard -) sur les commerces du centre-ville ; enfin par ricochet, la hausse du coût du logement dans certains quartiers.

 

Population et habitudes ont également changés (une diaspora de communautés sud-africaine, asiatique et pakistanaise comme jamais auparavant) pas besoin de statistiques ou de pudeurs de gazelles, et encore moins de relents racialistes de je ne sais quoi, c’est un fait ! Il suffit de regarder autour de soi et comparer.

 

LA FAUTE A QUI ?!

À titre de comparaison, avant 2017, Metz n'avait pas de centre commercial de la taille du Muse directement intégré au centre-ville. C'est l'une des raisons pour lesquelles son ouverture eu un impact important sur l'équilibre commercial entre le centre historique (Serpenoise, Clercs, Saint-Jacques) et le nouveau quartier de l'Amphithéâtre. D'ailleurs, si la question s'inscrit dans la réflexion sur l'évolution de Metz depuis 2013, on peut aussi estimer combien de commerces du centre historique ont disparu ou se sont déplacés depuis l'arrivée de Muse, ce qui est un sujet souvent débattu localement.

Il n'existe pas de chiffre officiel permettant de dire précisément « tel commerce du centre historique a disparu à cause de Muse » (tu m’étonnes !! et pourtant…)

 

L'objectif affiché était d'étendre l'offre commerciale de la ville plutôt que de déplacer uniquement l'existant. Le projet a été conçu comme une extension du centre-ville, un fil rouge, un espèce de tryptique de quartiers  « Amphithéâtre - Gare – Pompidou »

L’autre impact a été que les observateurs locaux ont constaté après 2017, des transferts de clientèle, en particulier dans les secteurs de l'habillement. Cependant, les fermetures observées dans le centre historique s'expliquent aussi par des tendances nationales : montée du commerce en ligne (tému, shein, vinted…), et l’évolution des habitudes de consommation, enfin l’augmentation des loyers commerciaux par 2 voire par 3 !!

 

COMPARAISON N’EST PAS RAISON

On ne peut pas sérieusement affirmer que des dizaines de boutiques ont fermé UNIQUEMENT A CAUSE de Muse… mais bon !! Beaucoup d'habitants et de commerçants ont le sentiment que l'ouverture de Muse a déplacé une partie du flux commercial du centre historique vers le secteur gare–Amphithéâtre.

Objectivement, Muse a concurrencé le centre historique, notamment les rues commerçantes traditionnelles comme Serpenoise, des Clercs ou la place Saint-Jacques. Si l'on compare le centre-ville de Metz entre 2013 et aujourd'hui, on observe des évolutions assez différentes selon les rues :

 

Rue Serpenoise : la plus transformée

C'est probablement la rue qui a le plus changé.

En 2013, elle restait l'artère commerciale incontestée de Metz, avec plusieurs grandes enseignes nationales.

Depuis, elle a connu une série de fermetures marquantes : Printemps, C&A, et plusieurs autres commerces historiques ont soit disparu ou déménagé.

Ce qui a conduit au vaste projet de réaménagement « La Serpentine » lancé en 2023-2025 (une fausse bonne idée ?) pour redonner de l'élan à l'axe commerçant.

  • Impression générale : moins de commerces emblématiques et davantage de rotation des enseignes

 

Rue des Clercs : plutôt stable

La rue des Clercs a mieux résisté.

Les grandes enseignes y restent nombreuses et la fréquentation demeure élevée grâce à sa situation stratégique dans le parcours piéton. Par moments on a l’impression que la tendance s’est inversée ; à savoir que la rue des Clercs est devenue la nouvelle rue Sepernoise !

  • Impression générale : forte fréquentation piétonne et mélange d'enseignes nationales et de commerces indépendants.

 

La place Saint-Jacques et le centre commercial du même nom constituaient le principal pôle commercial du centre-ville. Depuis l'ouverture de Muse en 2017, son rôle a changé.

Le secteur reste fréquenté mais n'a plus le monopole ; le centre lui-même en tant qu’immeuble est devenu un lieu de passage vidée de sa substance, sans âme aucune, un espace ouvert/fermé comme un autre, même si Auchan et quelques commerces y font encore de la résistance.

 

Aaaah Nostalgie...

En bref, je ne reconnais plus ou presque plus METZ ; peut-être suis-devenu nostalgique d’une époque révolue, le fameux c’était mieux avant, ou un peu réactionnaire, réfractaire et vieillissant aussi quant à la nouveauté ; je me sens à la fois perdu, désorienté et désenchanté d’une métropole qui me dépasse et que je ne comprends plus. Il me faudra prendre un certain temps -et un autre billet d’humeur- pour me réhabituer à tout ce qui m’entoure ! en attendant… Buvons ! ;D

... à suivre

Franck Schweitzer

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article