CLUB DOROTHEE / AB 1995 contexte...
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1995-1997 çà sent le sapin !!
Alors qu'Hélène triomphe à Bercy, l’année 1995 va s'avérer être l'année du début de la fin pour le Club Dorothée / AB sur TF1.
Signe annonciateur, la case du tôt-matin est récupérée par TF1, qui y installe une nouvelle émission jeunesse « A tout' Spip »... qui ne durera pas ! Mais Dominique Poussier, depuis 1993 dirige une seconde unité jeunesse. C'est elle qui sera chargée de la relève, un jour ou l'autre. Mais un événement particulier va précipiter la chute du Club Dorothée. Le lancement d'ABsat, bouquet de chaînes numériques sur le satellite. Azoulay et Berda, dans leur volonté de diversification, ont l'ambition de devenir eux-mêmes diffuseurs des programmes dont ils ont acquis les droits. C’est quand eux qui signent la chute de la carrière de leur poulain quelque part !
En mai-juin 95, Les mercredis après-midi est drastiquement réduit. De 2h30, l'émission passe à... 40 minutes. Renommée le Super Club Dorothée, pendant lequel les chanteurs AB chantent en direct tous leurs tubes du moment. Le reste du mercredi après-midi de TF1 sera occupé par des séries américaines, qui réalisent des scores d'audiences bien supérieurs le reste de la semaine dans les mêmes créneaux horaires. C'est la première des sanctions dues à de mauvais résultats que subit l'émission. Couplés au différent industriel qui va se développer avec TF1, petit à petit, les plages horaires du Club Dorothée vont se réduire de plus en plus.
En effet, le bouquet ABsat est lancé en grande pompe en décembre 95, plusieurs mois avant TPS. L'équation est simple, TF1, diffuseur, a acheté des programmes à AB des années durant, leur a permis de se développer à grande échelle, si bien qu'ils peuvent seuls devenir diffuseurs et donc concurrents. La réaction de la première chaîne privée est logique, tellement logique qu'on peut se demander comment Berda et Azoulay ne l'ont pas un peu anticipée. TF1 n'a aucun intérêt à nourrir un concurrent en lui achetant des programmes. Au contraire. La chaîne va même commander moins d'heures que ne le prévoit le contrat, en l'amendant chaque année d'un volume inférieur passant de 800 à 500 heures (en 1996). Un volume de commande qu'elle ne parviendra même pas à honorer et qui entrainera d'âpres négociations des compensations, notamment via la commande de nouvelles séries.
Parallèlement la concurrence a redoublé d'effort. Sur France 2 d’abord, Télévisator 2, présenté par Cyril Drevet, propose dès le printemps 93 des dessins animés de type « Zelda » et « les Tiny Toons » et surfe sur la vague jeux vidéos avec succès durant sa seule saison.
1994-95, France 2 dégaine Maureen Dor le mercredi matin et après-midi dans « Chalu Maureen ». 22% des téléspectateurs suivent une émission qui semble plus moderne. Maureen Dor jettera cependant l'éponge en décembre 95.
Sur France 3, les Minikeums débarquent en mars 93. Les marionnettes rencontrent le succès auprès des enfants ; elles rassemblent de 20% à 22% du public de 1993 à 1996.
Entre septembre et décembre 95, tout semble revenir à la normale pour les horaires du Club Dorothée. Mais les mercredis après-midi sont réduits au Super Club Dorothée de 40 minutes début janvier 96, et les dimanches matin disparaissent. L'explication de la chaîne est que les investissements publicitaires dans les émissions jeunesse sont faibles hors périodes de vacances. Puis, les quotidiennes en semaine disparaissent peu à peu et l'émission est certes toujours leader sur tous les publics, mais de façon moins brillante qu'avant. Les mercredis matins, avec les Héros dans la Ville, fonctionnent très bien et donnent l'image d'une émission proche de son public pendant que les quotidiennes en après-midi font voyager les téléspectateurs et leur font découvrir les capitales d'Europe.
A la fin de la saison 95/96, Patrick Simpson-Jones quitte définitivement l'émission pour une autre carrière à Miami.