• social eating

     

    Il y a de ces vidéos sur youtube qui nous hypnotise ! La tendance du moment va aux vidéos appelées « social eating » comprenez « se filmer en train de manger » et même manger de grandes quantités de nourriture : Burgers, plats complets, friandises... Tout y passe ! Et les meilleurs dans leur catégorie restent les japonais ! C'est juste hallucinant la quantité qu'ils ingurgitent en un seul et même repas, filmé en mode rapide pour preuve que tout soit vidé jusqu'au dernier grain de riz.

    Plusieurs choses sont à noter quant à l'effet hypnotique de ce nouveau genre de vidéo : Tout d'abord on regarde jusqu'au bout, par curiosité pour voir si effectivement le mangeur finit son assiette. On l'observe hagard, admiratif ou décontenancé -au choix- slurper ses nouilles et machouiller ses bouts de viandes ; ah oui je crois que c'est cela qui reste le plus marquant : Dans la tradition japonaise il est de coutume de faire beaucoup de bruit en mangeant, et si possible la bouche ouverte. Dans le même temps un japonais ne se mouchera jamais en public, il préfèrera renifler. Chose tout à fait malpolie pour tout européen qui se respecte, s'il est bien une chose que nous inculque nos parents depuis des lustres, c'est de manger la bouche fermée et se moucher sur le côté, par politesse et pour des questions d'hygiène élémentaires.

     

    Alors voilà, le social eating fait des émules, certains d'entre-eux comptabilisent plus d'1 millions d'abonnés à travers le monde. D'où vient cette fascination à regarder manger ses semblables ? Un comportementaliste ou un sociologue aurait une tentative de réponse...

    Et vous chers internautes quel est votre avis sur la question ?

     

     

    Franck Schweitzer

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  • A BAS LA VIANDE !

     

    La viande ou plutôt de l'absence de celle-ci dans nos assiettes. Je n'ai pas attendu le 1er janvier pour prendre de bonnes résolutions car depuis la rentrée dernière, j'ai arrêté de consommer des animaux morts. Adieu poulet, cochon et consorts. Il était temps pour moi de revenir en quelque sorte aux fondamentaux (poissons, légumes et tofu) et trouver suffisamment de subterfuges afin de contourner ce dont nous autres français, avons tant de mal à nous défaire : le rapport quasi-charnel à la viande. Car non, devenir végétarien n'est pas un choix anodin pour tout latin que je suis : Il ne s'agit pas de pratiquer le carême 365 jour par an, mais d'abord prendre en compte la souffrance animale. Il demeure en France une alliance historique entre l’état, la grande industrie et les laborantins qui, pour des raisons de rentabilité évidente, se refusent à prendre en considération le bien-être de nos congénères à quatre pattes à travers leur abattage rituélique ou non. Il est temps je crois, de repenser la façon dont nous nous nourrissons. Manger par besoin vital et non plus par gourmandise. La viande n'est pas obligatoire quoiqu'on en dise, l'on peut très bien s'en passer sans créer de manque physiologique ou de carences. Le rapport homme – animal doit pouvoir changer à l'avenir, c'est une révolution qui se met lentement en place. N'avez-vous donc jamais pensé élever des lapins pour le simple plaisir d'en avoir ?

     

    Le débat anthropologique plonge ses racines au plus profond de l'histoire. Un lien entre l'homme et ses congénères quadrupèdes datant de 10 000 ans, prouve que l'animal a d'abord été divinisé avant d'être domestiqué, puis consommé. Aujourd'hui il y a un culte symbolique mais malsain à parler de la viande comme quelque chose de sacré. Au contraire, parler d'une alimentation végétarienne relève du tabou sinon de la moquerie surtout dans les milieux ruraux. Ne nous leurrons pas : tuer un animal pour le manger c'est une chose, le maltraiter en batterie, enfermé en lieux clos sans jamais voir la lumière du jour, c'en est une autre ! C'est surtout la consommation de viande « rouge » qui pose problème : cholestérol, diabète, cardiopathologies, obésité, cancer... Autant de sonnettes d'alarme que nous ne voulons pas entendre. Nous savons que l'alimentation des chinois est plus équilibrée que celles des américains, le régime alimentaire privilégiant le poisson, le soja, les céréales ou le riz, prend de plus en plus de place dans notre consommation journalière. On ne compte plus la restauration asiatique des grandes villes qui a reconverti les plus fervents carnivores. La tendance du fast-food gras et dégueulasse venu d'outre-atlantique est en passe de s'éteindre en Europe depuis ces dernières années au profit d'une façon de nourrir son corps plus sainement.

     

    Manger de la chair, c'est un peu se manger soi-même. Que nous reste-il de réminiscence cannibale à se ronger les ongles et les peaux mortes ? Ne dis-t-on pas d'un nouveau né qu'il est « à croquer », que l'on voudrait le « manger tout cru » ? Sommes-nous donc inconsciemment condamnés à nous dévorer les uns les autres dans un futur proche ? Christophe Colomb sur l’île de l'Hispaniola découvrit un peuple qui se livrait à de l’anthropophagie. Ces tribus pratiquaient un rituel qui était d'incorporer le mal plutôt que de le vomir. Ils croyaient notamment qu'après la mort, les âmes erraient et hantaient les vivants ; et le fait de manger les corps permettaient à ces âmes de trouver la paix et ainsi glorifier les dieux. Il s'agissait de conserver la mémoire vive des anciens, garder une trace indélébile pour ces peuples sans écritures.

     

    René Descartes évoquait déjà les animaux comme étant des machines complexes. Au travers de sa pensée, il offre une vision qui conduira nos sociétés consuméristes à l'élevage industriel et d'une certaine manière à de la barbarie organisée contre les animaux. Si on exerce cette barbarie sur des animaux, on le fait aussi sur l'homme depuis toujours : La traite des noirs ou la déportation des juifs en sont de bons exemples. Le cinéma fantastique quant à lui, nous offre au contraire un prisme jouissif de la prise de pouvoir de l'animal sur l'homme (« V » ou « la planète des singes ») Quand la fiction rejoint la réalité ; c'est beau la nature qui se venge et qui reprend ses droits !

     

     

    Franck Schweitzer

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  • Ce post n'est d'aucune utilité, voire totalement décalé on est d'accord, mais je suis tellement fier et excité de ma dernière acquisition de "petit-électroménager", que je m'en vais vous en faire une démonstration façon télé-shopping, en images et en commentaires, s'il vous plait !

     

     

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  • wunderlist5
     

        Voici enfin l'application qui manquait à tout les maniaques de l'ordre et de l'organisation : Wunderlist. Psycho-rigides, accros, victimes de TOC et autres ce petit joujou est fait pour vous.... Nous (!?) Dérivé de l'allemand wunderbar ou de l'anglais d'ailleurs wonderfull, entrons dans un monde magnifique, formidable, superbe où trombones, post-it et agrafes sont les rois. Cette nouvelle application est disponible sur PC, MAC, Android, tablettes, etc. elle permet de planifier par exemple ses vacances, gérer ses projets professionnels, faire une liste de courses... En règle général, fixer les délais afin d'y attribuer des tâches. Avec Wunderlist, vous n'aurez plus d'excuses pour avoir rater un rendez-vous. C'est ce qu'on dit mais après tout, si vous n'avez pas cette appli, le monde ne s'arrêtera pas de tourner pour autant.

    Franck Schweitzer

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  •  

    màj

     

    Les justes mots d'un autre

     

    Vous savez sans doute à quel point l'absurdité de la vie m'intéresse, m'amuse ou m'exaspère ; il en est une de cette chose abscons que tout un chacun, prisonniers des nouvelles technologies, subissons régulièrement via nos processeurs informatiques, à savoir les MàJ (ou mises à jour).

    J'ai lu une analyse très pertinente dans le Marianne du 9 au 15/01 dernier, signée de la plume de Laurent Nunez -romancier et essayiste français-, le jeune homme emploie les mots qu'il faut pour décrire précisément le syndrome du « serpent qui se mord la queue » profitant toujours aux mêmes : Ces anonymes qui brassent les milliards qui font tourner l'Hypermarché-Monde. Ci-dessous, quelques extraits du billet de Laurent Nunez :

     

    Franck Schweitzer

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    « pas une semaine ne passe sans qu'un écran quelconque nous prévienne d'une « MAJ » disponible et, par conséquent, nécessaire (…/...) Sommés d'être toujours vifs, présentables et en bonne santé, bref, d'être toujours les meilleurs versions de nous-mêmes, nous subissons jusque dans nos loisirs la dictature d'une société qui ne sait que fuir en avant. Plus vite ! Plus grand ! Plus haut ! (…/...) Certains sont heureux de la sorte -heureux d'être toujours à la pointe de la technologie. Mais savent-ils que la pointe, c'est toujours ce qui s'émousse en premier ? Lorsqu'ils téléchargent la nouvelle version d'un logiciel, quels avantages obtiennent-ils ? En fait, ils empoisonnent leur matériel informatique -substituant à un programme qui fonctionnait très bien le même programme, mais plus exigeant sur la capacité du microprocesseur, plus avide de mémoire, consommant plus de batterie... (…/...) Beau et terrible paradoxe : notre désir de perfection accélère l'obsolescence programmée de nos machines. Les mises à jour sont des mises à mort.

    © tout droits réservés. Article de Laurent Nunez pour le magazine Marianne (09 au 15/01/2015) page 73

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